Skip to content Skip to footer

Le portrait : Sébastien KACHLER nouveau greenkeeper

Agé de 49 ans, Sébastien a pris ses fonctions le 2 février dernier. Ne vous fiez pas aux apparences : malgré son accent chantant du Sud-Ouest, Sébastien Kachler est en terrain connu, une partie de sa famille étant originaire d’Alsace. Il nous a fait le plaisir d’accepter de se prêter au jeu de l’interview. 

Comment êtes-vous arrivé au green-keeping ? 

C’est à Arcachon, à l’âge de 8 ans, que j’ai foulé, pour la première fois, un parcours de golf avant d’y devenir aide-jardinier, à l’âge de 12 ans. Plus tard, j’ai passé un bac S, option agroenvironnement, avant de suivre la formation de greenkeeper. J’ai validé mon diplôme en alternance au golf du Rhin en 2001. 

Cela fait donc 25 ans que vous exercez ? 

Oui. Après un passage comme adjoint au Royal Cannes Mougin, j’ai endossé mon premier costume de greenkeeper en 2002, au Golf Isabella, à Plaisir dans les Yvelines, avant de rejoindre, en 2008, le golf de Sénart dans l’Essonne. En janvier 2017, j’ai mis le cap vers la Franche-Comté, nommé à Prunevelle où j’officiais avant de rejoindre Rougemont-le-Château. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à postuler pour Rougemont ?

Étant voisin je suivais l’évolution du parcours de Rougemont. Ce qui m’a plu, c’est le potentiel d’amélioration de ce golf. Ici les moyens donnés à l’équipe sont importants et les choses se construisent dans la durée. Je suis à la tête d’une équipe de 6,5 équivalents temps-plein, dont 3 apprentis assistés par 16 robots et un parc machine remarquable. Le parcours a beaucoup évolué depuis 5 ans et je souhaite continuer dans cette voie. J’aimerais faire de Rougemont la référence de la région en matière de qualité d’entretien. Le tracé vallonné et spectaculaire en fait un parcours joueur qui marque les esprits. Je le trouve beaucoup plus intéressant que les golfs de la plaine, aucun trou ne ressemble à un autre. 

Quelles vont être vos priorités ? 

M’occuper des greens et du drainage, c’est l’urgence. Il n’y a pas de bon golf sans bons greens, Rougemont est situé à 450 m d’altitude. Il faut évoluer vers une graminée plus rustique. Le drainage des greens est primordial pour éviter l’humidité et donc les maladies. Nous avons entrepris une grande campagne de nettoyage des drains de greens. Le mois prochain, nous allons commencer des travaux de drainage sur certains fairways problématiques comme le 10. 

Vous jouez au golf. En quoi le fait d’être golfeur est un atout dans votre métier ?

C’est essentiel de s’intéresser au jeu. Pratiquer à un niveau correct permet de se mettre dans la peau d’un joueur et plus seulement dans celle d’un jardinier. En ayant cette casquette, on projette mieux les attentes, on comprend où sont les zones de retombée, les options stratégiques, à quel moment un rebond devient trop vif, un rough trop pénalisant. Le statut de golfeur permet d’anticiper les attentes des joueurs avant même qu’ils les formulent. Sur un tracé accidenté comme Rougemont, c’est encore plus important qu’ailleurs. Bien sûr les golfeurs sont tous différents et ont des attentes variées selon les niveaux. Un débutant va apprécier un rough bas pour ne pas trop chercher ses balles là où un bon joueur va plutôt être sensible à un green rapide qui tient la ligne. 

En parlant de variété de golfeurs, quels sont ceux qui posent des problèmes à une équipe d’entretien ? 

Les très matinaux peuvent retarder les tontes des greens, mais à Rougemont, le règlement interdit les départs avant 6h30 en été.

il y a ceux qui manquent de vigilance et qui engagent un coup alors qu’un jardinier ou un robot est sur la trajectoire, je leur rappellerai simplement qu’il y a chaque année des accidents mortels avec les balles de golfs. 

Moins grave que les problèmes de sécurité mais terriblement agaçant pour l’équipe d’entretien, les problèmes de respect du terrain. Mes jardiniers sont exaspérés par l’attitude négligente de certains golfeurs, je les comprends. Lorsque vous passez trois heures sur le ratissage des bunkers et que vous voyez un joueur sortir sans effacer ses traces alors qu’il y a un râteau à 10 mètres, ça peut générer de la frustration dans l’équipe. Ceci concerne une minorité de joueurs et ils ne demandent qu’à être informés ou rappelés à l’ordre de temps en temps, comptez sur moi.

Go to Top